Collection
Nouveau Regard

Collection
Nouveau Regard

Collection
Nouveau Regard

5.

Ce qui va se passer à mon décès

Nouveau Regard #1 - La Transmission

10 minutes de lecture

Personne n’aime penser à la mort en général, et à la sienne encore moins. Pourtant, savoir ce qui va se passer après sa disparition, et notamment comment vont être répartis ses biens, n’est pas anodin. Vous pouvez ainsi prendre conscience que vous avez intérêt à anticiper la transmission de votre patrimoine ou à rédiger un testament pour vous assurer que certains de vos proches perçoivent bien la part de votre patrimoine que vous leur destinez.

5.1

Qui va hériter ? Qui sont mes héritiers ?

Le conjoint survivant a un statut successoral à part entière. Bien que votre époux ou épouse ne soit pas un membre de votre famille « au sens juridique du terme », il ou elle fera partie, quoi qu’il arrive, de vos héritiers.

En bref

Conjoint, enfants, petits-enfants : qui hérite vraiment, et dans quel ordre ?

Concubin ou partenaire de PACS : aucun droit sans testament.

Les enfants héritent toujours, quelle que soit la configuration familiale.

En bref

Conjoint, enfants, petits-enfants : qui hérite vraiment, et dans quel ordre ?

Concubin ou partenaire de PACS : aucun droit sans testament.

Les enfants héritent toujours, quelle que soit la configuration familiale.

En bref

Conjoint, enfants, petits-enfants : qui hérite vraiment, et dans quel ordre ?

Concubin ou partenaire de PACS : aucun droit sans testament.

Les enfants héritent toujours, quelle que soit la configuration familiale.

Par ailleurs, votre futur veuf ou votre future veuve bénéficiera d’un droit au logement qui lui permettra de rester dans la résidence principale que votre couple occupe actuellement jusqu’à son propre décès (du moins si il ou elle le souhaite).

Les + ANPERE

Votre concubin, votre concubine ou votre partenaire de Pacs ne seront pas considérés comme faisant partie de vos héritiers.

Les + ANPERE

Votre concubin, votre concubine ou votre partenaire de Pacs ne seront pas considérés comme faisant partie de vos héritiers.

Votre concubin, votre concubine ou votre partenaire de Pacs n’auront droit à rien, sauf si vous avez prévu un legs à leur profit dans votre testament et que celui-ci n’empiète pas sur la réserve héréditaire (la part de votre patrimoine réservée à votre conjoint survivant ou vos enfants). Le partenaire de Pacs bénéficie, toutefois, d’un droit au logement pendant un an. Si vous louez votre résidence principale avec votre partenaire, la succession devra payer les 12 mois de loyer de votre partenaire survivant.

Votre ou vos enfants hériteront forcément de vous. S’ils sont prédécédés ou renoncent à la succession, ce seront leurs propres enfants - c’est-à-dire vos petits-enfants - qui percevront leur part d’héritage à leur place. En revanche, si leurs parents sont vivants à votre décès, vos petits-enfants ne feront pas partie de vos héritiers. La notion d’enfant englobe les enfants légitimes (nés d’un couple marié), les enfants naturels (nés d’un couple pacsé ou vivant en concubinage), les enfants adultérins (dont l’un des parents était marié avec une autre personne au moment de leur conception), ainsi que les enfants adoptés.

Dans le cadre des familles recomposées, si vous avez des enfants issus d’un premier lit, ces derniers ne font pas partie des héritiers de votre conjoint. Un enfant frappé d’indignité, car coupable d’actes graves envers son parent (coups et blessures, dénonciationcalomnieuse...), est déchu de sa qualité d’héritier et exclu de la succession.

5.2

Que recevront-ils et dans quelle proportion ?

Tous vos biens seront légués à votre décès.

En bref

Une part du patrimoine est réservée aux enfants par la loi.

Le conjoint choisit entre l'usufruit total ou le quart en pleine propriété.

Les donations du vivant sont prises en compte dans le calcul.

En bref

Une part du patrimoine est réservée aux enfants par la loi.

Le conjoint choisit entre l'usufruit total ou le quart en pleine propriété.

Les donations du vivant sont prises en compte dans le calcul.

En bref

Une part du patrimoine est réservée aux enfants par la loi.

Le conjoint choisit entre l'usufruit total ou le quart en pleine propriété.

Les donations du vivant sont prises en compte dans le calcul.

Il s’agira de vos biens immobiliers (appartement, maison, garage, parking, terrain à bâtir, terres agricoles, forêts...), vos biens mobiliers (meubles, bijoux, voiture, œuvres d’art, antiquités, comptes bancaires, livrets d’épargne, comptes-titres, droits d’auteur, droits de propriété intellectuelle...), ainsi que votre argent liquide. Les biens que vous avez donnés de votre vivant, moins de 15 ans avant votre décès, seront rapportés à votre succession.

L’ensemble de vos biens estimés à la date du décès composeront l’actif brut de votre succession auquel le notaire retranchera un passif, constitué de vos dettes et créances (factures et impôts non payés, crédits non remboursés), les frais dits « de dernière maladie » (consultations, médicaments, hospitalisation), les éventuels frais de séjour en maison de retraite et les frais d’obsèques (dans la limite de 1 500 euros). Il en résultera l’actif net successoral à partir duquel s’opèrera le partage de vos biens et le calcul des droits de succession que vos héritiers devront payer (voir plus loin).

En tant qu’héritier réservataire, votre enfant héritera de la moitié de votre patrimoine. Si vous avez deux enfants, ils se partageront les deux-tiers de vos biens. Avec trois enfants ou plus, vos descendants directs hériteront à parts égales des trois-quarts de votre patrimoine. Votre conjoint survivant se verra attribuer, selon son choix, la totalité des biens en usufruit ou le quart en pleine propriété. Cette seconde option s’appliquera de facto si vous avez un ou des enfants d’un premier lit.

Si vous n’avez pas d’enfant, ni d’ascendant, c’est votre conjoint survivant qui est votre héritier réservataire. Votre veuf ou veuve recevra l’intégralité de votre patrimoine. Si vos parents sont toujours vivants, votre époux ou épouse se verra octroyer la moitié de vos biens ; et votre père et votre mère, un quart chacun. En cas de prédécès du père ou de la mère, le conjoint survivant reçoit les trois-quarts de la succession et un quart pour le parent survivant.

En l’absence d’enfant et de conjoint, vos biens seront répartis selon l’ordre successoral, c’est-à-dire d’abord entre vos parents, frères et sœurs. Si vous n’avez plus d’ascendants, ni de fratrie, ils seront transmis aux oncles, tantes, neveux et nièces, et ainsi de suite.

Il s’agit ici du régime commun. Si vous avez rédigé un testament, les règles successorales sont différentes. Vous pouvez léguer la quotité disponible - la part du patrimoine hors réserve héréditaire - à qui vous souhaitez, y compris à des personnes extérieures à votre famille, à des associations ou à des fondations reconnues d’utilité publique et habilitées - à ce titre - à recevoir des dons et des legs.

Et comme vu précédemment, l’assurance-vie vous permet de transmettre des capitaux aux bénéficiaires de votre choix, à condition que les primes ne soient pas « manifestement exagérées » au regard de votre âge, de votre situation maritale et familiale, de vos revenus et de votre patrimoine.

5.3

Quels frais devront-ils payer ?

Les biens que vous allez léguer sont soumis à des droits de succession. Toutefois, il existe plusieurs exceptions.

En bref

Des droits de succession, oui - mais après abattements selon le lien de parenté.

Le conjoint est totalement exonéré. Les enfants bénéficient de 100.000€ d'abattement.

Plus le lien de parenté est éloigné, plus les droits sont élevés.

En bref

Des droits de succession, oui - mais après abattements selon le lien de parenté.

Le conjoint est totalement exonéré. Les enfants bénéficient de 100.000€ d'abattement.

Plus le lien de parenté est éloigné, plus les droits sont élevés.

En bref

Des droits de succession, oui - mais après abattements selon le lien de parenté.

Le conjoint est totalement exonéré. Les enfants bénéficient de 100.000€ d'abattement.

Plus le lien de parenté est éloigné, plus les droits sont élevés.

Votre conjoint et votre partenaire de Pacs - à condition que ce dernier soit mentionné comme votre héritier dans votre testament - sont exonérés de cet impôt. Idem pour votre frère ou votre sœur si celui-ci ou celle-ci a constamment vécu avec vous au moins cinq ans avant votre décès ; est célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps ; est âgé d’au moins 50 ans ou atteint d’une infirmité le mettant dans l’impossibilité de travailler. Il faut aussi savoir que les associations et fondations reconnues d’utilité publique ne sont pas assujetties aux droits de succession (ni aux droits de donation).

Pour tous les autres ayants droit, des droits de succession s’appliquent. Cet impôt est calculé après un abattement dont le montant dépend du lien de parenté entre vous et votre héritier. Ces franchises d’impôt viendront en déduction de la part de la succession.

Le barème de droits de succession s’applique uniquement sur la fraction supérieure à l’abattement. Il est progressif. Les tranches et taux d’imposition varient là aussi en fonction du lien de parenté.

Ayant droit concerné

Montant de l’abattement*

Enfant

100 000 €

Parent ou grand-parent

100 000 €

Frère ou sœur(1)

15 932 €

Neveu ou nièce (de sang)(2)

7 967 €

Petit-enfant ou arrière-petit-enfant

1 594 €

Tiers

1 594 €

Personne handicapée

159 325 €

(abattement cumulé avec les autres)

* en vigueur au 01/01/2025

(1) Sauf cas d’exonération entre frère et sœur
(2) Les neveux et nièces par alliance sont considérés comme des tiers

Pour les enfants, petit-enfants, arrière-petits-enfants, parents, grands-parents

Part taxable après abattement*

Barème d’imposition*

Moins de 8 072 euros

5 %

Entre 8 072 euros et 12 109 euros

10 %

Entre 12 109 euros et 15 932 euros

15 %

Entre 15 932 euros et 552 324 euros

20%

Entre 552 324 euros et 902 838 euros

30 %

Entre 902 838 euros et 1 805 677 euros

40 %

Supérieure à 1 805 677 euros

45 %

Pour les frères et sœurs (vivants ou représentés par leurs ayants droit en cas de décès)

Part taxable après abattement*

Barème d’imposition*

Inférieure à 24 430 euros

35 %

Supérieure à 24 430 euros

45 %

Pour les « collatéraux » et non-parents

Situations où les montants sont taxables après abattement*

Barème d’imposition*

Succession entre parents jusqu’au 4e degré inclus

55 %

Succession entre parents au-delà du 4e degré ou entre personnes non parentes

60%

* en vigueur au 01/01/2025

Les + ANPERE

Les successions des victimes de guerre ou d’acte de terrorisme, des militaires décédés dans le cadre d’opérations extérieures, des sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes, agents de douane, cités à l’ordre de la Nation, en cas de décès dans l’accomplissement de leurs missions ou des blessures reçues lors de ces missions, ne sont pas imposées.

Les + ANPERE

Les successions des victimes de guerre ou d’acte de terrorisme, des militaires décédés dans le cadre d’opérations extérieures, des sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes, agents de douane, cités à l’ordre de la Nation, en cas de décès dans l’accomplissement de leurs missions ou des blessures reçues lors de ces missions, ne sont pas imposées.

5.4

Quelles sont les différentes étapes de la succession ?

À votre décès, vos proches doivent contacter une étude notariale.

En bref

Après un décès, le passage chez le notaire est souvent obligatoire.

Acte de notoriété, inventaire des biens, partage : les grandes étapes.

Les droits de succession doivent être réglés dans les 6 mois.

En bref

Après un décès, le passage chez le notaire est souvent obligatoire.

Acte de notoriété, inventaire des biens, partage : les grandes étapes.

Les droits de succession doivent être réglés dans les 6 mois.

En bref

Après un décès, le passage chez le notaire est souvent obligatoire.

Acte de notoriété, inventaire des biens, partage : les grandes étapes.

Les droits de succession doivent être réglés dans les 6 mois.

Il peut s’agir de votre notaire « de famille » ou de n’importe quel autre notaire. Le recours à un tel officier ministériel sera obligatoire dès lors que vous possédez un bien immobilier, avez effectué une donation de votre vivant, rédigé un testament ou que la valeur de votre patrimoine est supérieure à 50 000 € (dès 3 000 € si vous n’êtes pas marié ou n’avez pas d’enfant).

Le notaire, un acteur clé

Dans le cadre d’une succession, l’intervention d ‘un notaire est payante pour chaque acte notarié. En effet, le notaire perçoit des émoluments dont le montant est soit fixé par la loi soit calculés en pourcentage de la valeur du bien sur lequel porte l’acte ou sur l’actif successoral brut lorsque l’acte porte, par exemple, sur l’ensemble de la succession . Le taux de TVA est de 20% sur les émoluments.

Par ailleurs, le notaire perçoit aussi d’autres frais qui, eux, ne sont pas réglementés par la loi et varient en fonction des prestations. On retrouve les débours qui sont les sommes avancées par le notaire pour obtenir un document auprès d’une administration ou pour rémunérer un intervenant, par exemple. Les droits et les taxes dont les sommes sont reversées au fisc. Et également la rémunération du notaire.

Les étapes à respecter

Comme dit précédemment, le notaire chargé de votre succession va commencer par consulter le Fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV) pour vérifier si vous avez déposé un testament dans une étude notariale. Il demandera, si besoin, au notaire en possession du document une copie.

Le notaire saisi établira ensuite un acte de notoriété, listant l’ensemble des personnes concernées par votre succession (vos héritiers, les légataires que vous avez mentionnés dans votre testament…). Il pourra faire appel à un généalogiste pour l’aider dans cette tâche. L’objectif sera de n’oublier aucun de vos ayants droit afin d’éviter toute contestation ultérieure.

Si vous avez rédigé un testament, le notaire convoquera vos ayants droit à l’étude notariale, afin de les informer de son contenu. Le notaire collectera ensuite l’intégralité de vos avoirs et fonds disponibles qui lui serviront à payer les factures en cours et les futurs droits de succession.

Il dressera l’inventaire de vos biens immobiliers et mobiliers en vue d’estimer la valeur de votre patrimoine. Il prendra contact avec les organismes (administration fiscale, banques, mutuelles, caisses de retraite, syndic de copropriété…) pour déterminer le passif de votre succession (impôts à payer, emprunts à honorer, travaux votés en assemblée des copropriétaires à financer…).

Le notaire procèdera, en fonction de vos dernières volontés et dans le respect des droits des héritiers directs, au partage de vos biens auprès des ayants droit ayant accepté la succession. Cet acte met fin à l’indivision : chaque ayant droit recevra sa part et en deviendra propriétaire de façon individuelle. Le notaire rédigera les attestations immobilières officialisant ces changements de propriété. Pour être valables, elles doivent être publiées au fichier des hypothèques du lieu où se situe le bien immobilier.

Les lots partagés pourront être de valeur inégale. Dans ce cas, l’héritier avantagé devra verser aux autres ayants droit une « soulte », c’est-à-dire une compensation financière. Lors du partage, certains héritiers pourront demander à se faire attribuer certains de vos biens, ce que l’on appelle « l’attribution préférentielle ». Les droits de succession devront être réglés au plus tard six mois après votre décès (un an si vous vivez en Outre-mer ou à l’étranger). Des majorations seront appliquées en cas de retard.

Émoluments en matière de succession depuis le 1er janvier 2021

Actes

Valeur du bien
Tranches d’assiette

Coût

Acte de notoriété


56,60 € (67,92 TTC)

Inventaire


75,46 € (90,55 € TTC)

Certificat de propriété

Inférieure à 3 120 €

Supérieure à 3 120 €

15,09 € (18,11 € TTC)

0,484 % HT de la valeur du bien

Attestation de propriété
(attestation notariée)

De 0 € à 6 500 €

De 6 500 € à 17 000 €

De 17 000 € à 30 000 €

Plus de 30 000 €

1,935 % HT de la valeur du bien

1,064 % HT de la valeur du bien

0,726 % HT de la valeur du bien

0,532 % HT de la valeur du bien

Déclaration de succession

De 0 € à 6 500 €

De 6 500 € à 17 000 €

De 17 000 € à 30 000 €

Plus de 30 000 €

1,548 % HT de l’actif brut

0,851 % HT de l’actif brut

0,580 % HT de l’actif brut

0,426 % HT de l’actif brut

Partage de la succession

De 0 € à 6 500 €

De 6 500 € à 17 000 €

De 17 000 € à 30 000 €

Plus de 30 000 €

4,837 % HT de l’actif brut

1,995 % HT de l’actif brut

1,330 % HT de l’actif brut

0,998 % HT de l’actif brut

Délivrance de legs
avec décharge,
quittance
ou acceptation

De 0 € à 6 500 €

De 6 500 € à 17 000 €

De 17 000 € à 30 000 €

Plus de 30 000 €

1,9350 % HT de l’actif brut

1,064 % HT de l’actif brut

0,726 % HT de l’actif brut

0,532 % HT de l’actif brut

Délivrance de legs
sans décharge,
quittance
ou acceptation

De 0 € à 6 500 €

De 6 500 € à 17 000 €

De 17 000 € à 30 000 €

Plus de 30 000 €

0,967 % HT de l’actif brut

0,532 % HT de l’actif brut

0,363 % HT de l’actif brut

0,266 % HT de l’actif brut

Le taux de TVA sur les émoluments est de 20%.

5.5

Quel est l’impact de mon régime matrimonial ?

Votre régime matrimonial constituera un élément important de votre future succession.

En bref

Le régime matrimonial détermine ce qui entre dans l'actif successoral.

La communauté réduite aux acquêts : le régime appliqué par défaut.

Séparation de biens ou communauté universelle : des effets très différents à la succession.

En bref

Le régime matrimonial détermine ce qui entre dans l'actif successoral.

La communauté réduite aux acquêts : le régime appliqué par défaut.

Séparation de biens ou communauté universelle : des effets très différents à la succession.

En bref

Le régime matrimonial détermine ce qui entre dans l'actif successoral.

La communauté réduite aux acquêts : le régime appliqué par défaut.

Séparation de biens ou communauté universelle : des effets très différents à la succession.

Selon le régime choisi, le périmètre de votre actif successoral sera différent.

Si vous avez opté pour la communauté des biens réduite aux acquêts

Il s’agit du régime légal, c’est-à-dire appliqué par défaut en l’absence de contrat de mariage établi devant notaire. La communauté des biens réduite aux acquêts prévoit que tous les biens acquis pendant le mariage sont communs au couple (même ceux achetés par un seul des deux conjoints). Les biens acquis avant le mariage et ceux donnés ou légués avant et pendant le mariage demeurent la propriété de chacun des époux

Si vous avez choisi ce régime, votre actif successoral sera composé de vos acquêts et de la moitié de la communauté (l’autre moitié restant la propriété de votre conjoint survivant).

Si vous avez opté pour la communauté universelle

Tous vos biens, y compris ceux acquis avant le mariage et ceux issus de dons et de legs, sont communs au couple. À votre décès, votre actif successoral correspondra à la moitié de la communauté universelle prévue dans votre contrat de mariage.

Si vous avez opté pour la séparation des biens

Dans ce régime établi par contrat de mariage, vos biens acquis avant et après le mariage, mais aussi vos salaires, revenus fonciers, revenus de placements (intérêt, dividende, coupon, plus-value) ou pensions de retraite, demeurent votre propriété. Il n’y a pas de biens communs au couple, mais seulement des biens en indivision qui appartiennent à chacun en proportion de sa contribution à l’achat. À votre décès, votre actif successoral équivaudra à vos biens détenus en propre et à ceux en indivision (au prorata de votre contribution à l’achat).


5.6

Testament : mode d’emploi

Si la rédaction d’un testament n’est pas obligatoire, la démarche est vivement conseillée. Ce document permet d’organiser sa succession et de s’assurer que ses dernières volontés seront bien respectées. Il est même indispensable pour les couples non-mariés. En l’absence d’un testament, le partenaire de Pacs ou le concubin n’ont aucun droit.

En bref

Sans testament, votre concubin ou partenaire de PACS n'hérite pas.

Trois formes existent : olographe, authentique ou mystique.

Daté, signé, déposé chez un notaire : les règles d'un testament valide.

En bref

Sans testament, votre concubin ou partenaire de PACS n'hérite pas.

Trois formes existent : olographe, authentique ou mystique.

Daté, signé, déposé chez un notaire : les règles d'un testament valide.

En bref

Sans testament, votre concubin ou partenaire de PACS n'hérite pas.

Trois formes existent : olographe, authentique ou mystique.

Daté, signé, déposé chez un notaire : les règles d'un testament valide.

Quand rédiger un testament

Il n’y a pas de moment particulier à respecter pour rédiger son testament. Toutefois, comme vu plus haut, la conclusion d’un Pacs ou un concubinage notoire constituent de bonnes occasions. D’une manière générale, toute évolution maritale, familiale et/ou patrimoniale peut motiver la rédaction d’un tel document. Les parents de famille « recomposée » ont intérêt à écrire noir sur blanc leur desiderata pour limiter les conflits entre ancien et nouveau conjoint, enfants d’un premier et d’un second mariage, à la suite de leur disparition. Mais rédiger un testament ne suffit pas. Il faut respecter certaines règles pour le sécuriser. Premier écueil à éviter : taper son testament à la machine à écrire ou à l’ordinateur. Même paraphé, le document pourra facilement être contesté par des héritiers devant la justice, au motif que n’importe qui a pu le rédiger et imiter la signature du défunt. Le testament doit donc être impérativement écrit à la main. Si besoin, une analyse graphologique pourra ainsi être réalisée.

Il ne faut pas oublier de dater et de signer le testament, sinon il ne sera pas recevable. Il peut être judicieux, surtout si le testateur (celui qui rédige le testament) est âgé, d’y joindre un certificat médical attestant de ses facultés mentales. Les ayants droit ne pourront ainsi pas contester le document en invoquant l’altération des capacités mentales.

Autre erreur à ne pas commettre : garder le testament chez soi. La loi n’oblige pas à l’enregistrer chez un notaire. Toutefois, il est préférable de déposer le document dans le coffre-fort d’une étude notariale. Le testament ne risque pas de disparaître en cas d’incendie ou de cambriolage du domicile. Un proche ne peut pas tomber dessus et éventuellement le détruire.

Il existe plusieurs sortes de testaments qui présentent des niveaux de sécurité différents. Quel que soit le type choisi, il ne faut pas oublier de le remettre à jour à chaque changement de situation (acquisition ou vente d’un bien immobilier, naissance d’un nouvel enfant, remariage, décès d’un bénéficiaire…).

  • Le testament « olographe » : cela signifie que le document est entièrement écrit à la main. Il s’agit en réalité d’une simple lettre confiée au notaire. Le document doit être le plus précis possible. Les bénéficiaires doivent être désignés par leurs nom, prénoms et adresse postale afin de limiter les contestations et les risques d’homonymie. Idem pour les biens à léguer. Par exemple, pour un logement, il faut mentionner s’il s’agit d’un appartement ou d’une maison, sa superficie, sa composition (nombre de pièces, place de parking, dépendances…) et son adresse exacte.

  • Le testament « authentique » : c’est la forme de testament qui apporte le plus de sécurité juridique. Le document est en effet rédigé par le notaire sous la dictée du testateur en présence de deux témoins « indépendants » (n’ayant pas de lien avec le testateur) ou d’un autre notaire. Par souci de praticité, la seconde option est généralement privilégiée. Le testament authentique est non seulement très sécurisé mais lors de sa rédaction, le notaire peut apporter des conseils avisés au testateur. Revers de la médaille : les frais liés à l’acte sont plus élevés que pour un simple testament olographe.

  • Le testament « mystique » : il est rédigé par le testateur lui-même, remis à un notaire , accompagné de deux témoins indépendants, dans une enveloppe fermée et cachetée. Le notaire ne peut donc pas conseiller le testateur afin d’éviter une contestation ultérieure de la part d’héritiers lésés, par exemple. Pour cette raison, ce type de testament est très peu utilisé.

Il existe plusieurs sortes de testaments qui présentent des niveaux de sécurité différents. Quel que soit le type choisi, il ne faut pas oublier de le remettre à jour à chaque changement de situation (acquisition ou vente d’un bien immobilier, naissance d’un nouvel enfant, remariage, décès d’un bénéficiaire…).

  • Le testament « olographe » : cela signifie que le document est entièrement écrit à la main. Il s’agit en réalité d’une simple lettre confiée au notaire. Le document doit être le plus précis possible. Les bénéficiaires doivent être désignés par leurs nom, prénoms et adresse postale afin de limiter les contestations et les risques d’homonymie. Idem pour les biens à léguer. Par exemple, pour un logement, il faut mentionner s’il s’agit d’un appartement ou d’une maison, sa superficie, sa composition (nombre de pièces, place de parking, dépendances…) et son adresse exacte.

  • Le testament « authentique » : c’est la forme de testament qui apporte le plus de sécurité juridique. Le document est en effet rédigé par le notaire sous la dictée du testateur en présence de deux témoins « indépendants » (n’ayant pas de lien avec le testateur) ou d’un autre notaire. Par souci de praticité, la seconde option est généralement privilégiée. Le testament authentique est non seulement très sécurisé mais lors de sa rédaction, le notaire peut apporter des conseils avisés au testateur. Revers de la médaille : les frais liés à l’acte sont plus élevés que pour un simple testament olographe.

  • Le testament « mystique » : il est rédigé par le testateur lui-même, remis à un notaire , accompagné de deux témoins indépendants, dans une enveloppe fermée et cachetée. Le notaire ne peut donc pas conseiller le testateur afin d’éviter une contestation ultérieure de la part d’héritiers lésés, par exemple. Pour cette raison, ce type de testament est très peu utilisé.

Les + ANPERE

Grâce à ce contrat établi devant notaire, vous pouvez désigner une ou plusieurs personnes comme vos mandataires. À votre décès, ils seront autorisés à administrer ou gérer tout ou partie de votre succession pour le compte et dans l’intérêt d’un ou de plusieurs de vos héritiers. Par exemple, si vous avez un enfant mineur ou souffrant un handicap, vous pouvez désigner votre frère (c’est-à-dire son oncle) comme votre mandataire.

Les + ANPERE

Grâce à ce contrat établi devant notaire, vous pouvez désigner une ou plusieurs personnes comme vos mandataires. À votre décès, ils seront autorisés à administrer ou gérer tout ou partie de votre succession pour le compte et dans l’intérêt d’un ou de plusieurs de vos héritiers. Par exemple, si vous avez un enfant mineur ou souffrant un handicap, vous pouvez désigner votre frère (c’est-à-dire son oncle) comme votre mandataire.

Zoom

Les familles recomposées

3 questions à Maître Emmanuel Pérard,

Avocat en droit du travail et droit de la famille au sein du cabinet 9Trévise

Zoom

Les familles recomposées

3 questions à Maître Emmanuel Pérard,

Avocat en droit du travail et droit de la famille au sein du cabinet 9Trévise

Zoom

Les personnes vulnérables

3 questions à Eric Couppé,

Notaire

Zoom

Les personnes vulnérables

3 questions à Eric Couppé,

Notaire