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3.

Aider financièrement mes proches, sans attendre

Nouveau Regard #1 - La Transmission

12 minutes de lecture

Le monde change, se complexifie. Nous vivons plus longtemps, nos études sont plus longues et nous rentrons plus tard dans la vie active. Les périodes de travail et de chômage peuvent se succéder. On déménage, on divorce, on se remarie, on fonde une nouvelle famille “recomposée”. Dans cet environnement en constante mutation, vous n’avez pas envie que vos proches attendent votre décès pour bénéficier de votre patrimoine. Vous souhaitez les aider financièrement dès maintenant, c’est-à-dire au moment où ils en ont le plus besoin parce qu’ils doivent financer leurs études, acheter leur première voiture, acquérir leur résidence principale ou accueillir leur premier enfant.

Donner de son vivant permet justement d’impulser le coup de pouce financier nécessaire aux proches que vous aurez choisis, que ce soit vos enfants ou vos petits-enfants (qui n’hériteront pas directement à votre décès) pour bien démarrer dans la vie ou faire face aux aléas.

Réfléchir dès aujourd’hui, de façon globale, à la transmission de votre patrimoine permet d’optimiser celle-ci en profitant du régime fiscal des abattements des donations de son vivant en complément du régime fiscal des abattements des successions au décès. Non seulement les abattements appliqués sur les droits de donation sont peu ou prou identiques aux abattements sur les droits de succession (voir tableau), mais ces franchises d’impôt sont renouvelables tous les 15 ans, tandis qu’elles s’appliquent, par nature, une seule fois pour les abattements successoraux. Mieux : les abattements sur les droits de donation peuvent se cumuler dans certains cas (voir les dons familiaux de sommes d’argent). Enfin, il faut savoir que le donateur (celui qui effectue le don) a la possibilité de payer les droits de donation dont est redevable le donataire (celui qui reçoit le don).

Abattements applicables pour les donations*

Donataire concerné

Montant de l’abattement

Enfant, parent(1)

100 000 €

Conjoint marié ou partenaire de PACS

80 724 €

Petit-enfant(2)

31 865 €

Frère ou sœur

15 932 €

Neveu ou nièce

7 967 €

Arrière-petit-enfant

5 310 €

Personne handicapée(3)

159 325 €

* en vigueur au 01/01/2025
1.Sauf dons de sommes d’argent pour lesquels un abattement spécifique de 31.865 euros s’applique, dans les conditions prévues par la loi  
2. Cet abattement se cumule avec l’exonération spécifique des dons de sommes d’argent de 31.865 euros, dans les conditions prévues par la loi  
3. Abattement spécifique qui se cumule avec les autres 

Pour autant, vous devez bien réfléchir avant d’effectuer une donation. Il s’agit, en effet, d’un acte irrévocable et définitif : vous ne pourrez plus revenir sur votre don. Cela ne doit se faire ni à vos dépens, ni à ceux de votre époux, épouse, partenaire de Pacs, concubin ou concubine. Pour cela, vous devrez, au préalable, estimer votre niveau de vie futur pour vous et votre conjoint en prenant en compte votre situation dans 10 ans, 20 ans, voire 30 ans. Vous devez avoir en tête que vos ressources, ainsi que celles de votre conjoint, vont baisser à la retraite. Selon votre statut professionnel, vous allez perdre une part importante de vos revenus une fois que vous aurez quitté la vie active.

Si vous allez normalement payer moins d’impôt et n’aurez peut-être plus de mensualités de crédit immobilier à rembourser à la retraite, vous devrez faire face à de nouvelles dépenses liées à votre protection sociale et à vos nouvelles occupations. Votre mutuelle va vous coûter nettement plus cher, par exemple (d’autant que vous ne bénéficierez plus de la prise en charge d’une partie de la prime par votre employeur). Par ailleurs, vous souhaiterez peut-être voyager, consacrer du temps à vos petits-enfants, les emmener en vacances, vous impliquer dans la vie associative… Tout cela a un coût qu’il conviendra d’estimer au mieux.

Pour vous constituer une épargne en vue de la retraite et un complément de revenu, vous pouvez choisir un plan d’épargne retraite (PER), le placement qui a remplacé la quasi-totalité des produits individuels et collectifs d’épargne retraite. Vous aurez la possibilité de dénouer à la retraite votre PER en capital (une somme versée en une ou plusieurs fois), en rentes viagères (une somme, calculée en fonction de l’encours du plan et de votre espérance de vie, qui vous sera servie régulièrement jusqu’à votre décès) ou, à la fois, en capital et en rentes. Avant votre départ à la retraite, vous pourrez déduire vos versements volontaires de votre revenu imposable, dans une certaine limite (*).

Parallèlement, vous pouvez faire fructifier votre épargne grâce à l’assurance vie pour en disposer à votre convenance plus tard. Une fois que vous serez à la retraite, vous pourrez effectuer des rachats partiels pas ou peu imposés.

Dès lors que votre contrat a été ouvert depuis plus de huit ans, les gains (intérêts annuels et plus-values) issus des rachats sont exonérés d’impôts à hauteur de 4 600 euros par an si vous êtes célibataire ou de 9 200 euros par an si vous êtes marié ou pacsé. L’assurance-vie est également un excellent moyen de préparer votre succession en désignant les bénéficiaires que vous souhaitez (voir le chapitre 4).

Vous devez également penser à vos vieux jours et notamment à une éventuelle perte d’autonomie. Le recours aux services à domicile (aide-ménagère, livraison des courses, préparation des repas…) coûte cher et, en dépit des aides publiques - notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) versée par les départements -, le « reste à charge » est élevé. La somme à débourser est encore plus importante en cas de placement dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Là aussi, il est recommandé d’anticiper cette éventuelle dépense. Il est possible de souscrire une assurance dépendance. Ce contrat de prévoyance prévoit le versement d’une rente viagère lorsque l’assuré perd son autonomie et une palette de services pour faciliter la vie des aidants.

Enfin, vous ne devez pas oublier le financement de vos obsèques. Les frais funéraires augmentent d’année en année et vous n’avez sûrement pas envie que vos proches doivent assumer cette dépense, a fortiori alors qu’ils seront en deuil. Les assurances obsèques permettent de régler cette question et de vous assurer du respect de vos dernières volontés. Elles prévoient soit le versement d’un capital au bénéficiaire que vous aurez désigné pour payer les frais funéraires, soit le financement des prestations de votre choix (cercueil, pierre tombale, fleurs…) directement auprès de l’entreprise de pompes funèbres que vous aurez mandatée pour s’occuper de votre inhumation ou de votre crémation.

(*) 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de l’année N-1 (l’année précédente) ou, si la formule est plus avantageuse, 10% du revenu professionnel de l’année N-1 dans la limite de huit fois le Pass de l’année N-1.

Une fois que vous avez évalué :

votre situation financière actuelle et future,

le financement de vos projets à moyen et long terme (préparation de la retraite, acquisition d’une résidence secondaire, financement des études de vos enfants, création d’une entreprise, voyages, investissement locatif...),

vos revenus à la retraite,

le coût d’une éventuelle dépendance,

et mis en place les dispositifs adéquats sans remettre en cause votre situation financière actuelle et future ni celle de votre conjoint (PER, assurance-vie, assurance dépendance…), vous saurez ce que vous pourrez donner en toute sérénité. Il est important de mener le même exercice pour votre conjoint. Quelle que soit votre situation, il existe des solutions pour transmettre votre patrimoine de votre vivant. Elles sont toutes soumises aux régimes de donation, à l’exception des présents d’usage (voir ci-dessous).

3.1

Je veux faire des cadeaux : les présents d’usage et dons manuels

En bref

Tout cadeau n'est pas un don au sens fiscal du terme.

Offrir à l'occasion d'un événement, sans droits de donation.

Comprendre la frontière entre présent d'usage et don manuel.

En bref

Tout cadeau n'est pas un don au sens fiscal du terme.

Offrir à l'occasion d'un événement, sans droits de donation.

Comprendre la frontière entre présent d'usage et don manuel.

En bref

Tout cadeau n'est pas un don au sens fiscal du terme.

Offrir à l'occasion d'un événement, sans droits de donation.

Comprendre la frontière entre présent d'usage et don manuel.

Les cadeaux offerts à l’occasion d’un évènement marquant sont appelés « présents d’usage ».

Ce sont les billets glissés dans une enveloppe, le smartphone dernier cri, la place de concert ou le berceau que vous donnez à vos enfants ou petits-enfants pour les fêtes de fin d’année, à leur anniversaire, pour l’obtention de leur baccalauréat ou de leur permis de conduire, leurs fiançailles, mariage ou à la naissance de leur enfant. Ils doivent avoir une valeur modique au regard de votre patrimoine. La jurisprudence établit qu’un présent d’usage ne doit pas représenter plus de 2% du patrimoine du donateur. Vous n’avez pas l’obligation de le déclarer à l’administration fiscale. Le présent d’usage n’est pas rapportable à la succession, ni assujetti aux droits de donation.

Si l’argent ou le cadeau n’est pas effectué à l’occasion d’un événement particulier ou s’il atteint un montant important, on parle alors de « don manuel », car il doit s’effectuer de la main à la main. Cela peut être un bijou, un meuble, un tableau, une voiture, mais aussi de l’argent liquide, un chèque et même des actions ou des obligations. En théorie, l’enfant ou le petit-enfant qui reçoit votre don manuel doit le déclarer à son centre des impôts.

Depuis le 30 juin 2021, il est possible d’effectuer une déclaration en ligne sur impots.gouv.fr.

3.2

Je veux donner de l’argent : les dons de sommes d’argent

Les dons familiaux de sommes d’argent concernent des dons uniquement en numéraire (chèque, virement, mandat, espèces).

En bref

Grâce au don Sarkozy, donner jusqu'à 31 865 € sans droits à payer.

Des abattements cumulables et renouvelables tous les 15 ans.

Donner au bon moment, c'est souvent donner deux fois.

En bref

Grâce au don Sarkozy, donner jusqu'à 31 865 € sans droits à payer.

Des abattements cumulables et renouvelables tous les 15 ans.

Donner au bon moment, c'est souvent donner deux fois.

En bref

Grâce au don Sarkozy, donner jusqu'à 31 865 € sans droits à payer.

Des abattements cumulables et renouvelables tous les 15 ans.

Donner au bon moment, c'est souvent donner deux fois.

Grâce à ce don familial (également appelé « don Sarkozy »), vous pouvez donner jusqu’à 31 865 euros sans que le donataire n’ait à payer de droits de donation. Ce plafond est renouvelable tous les 15 ans. Il s’agit d’une exonération spécifique qui s’ajoute aux abattements applicables aux donations. Ainsi, chaque parent peut donner, tous les 15 ans, à chacun de ses enfants jusqu’à 131 865 euros (100 000 euros au titre de l’abattement sur les donations pour les enfants + 31 865 euros au titre de l’abattement pour les dons Sarkozy) en franchise d’impôt, soit jusqu’à 263 730 euros par enfant.

Pour effectuer un don familial de sommes d’argent, vous devez avoir moins de 80 ans. Le donataire doit être majeur ou émancipé. Il doit être votre enfant, votre petit-enfant ou votre arrière-petit-enfant. Si vous n’avez pas de descendants, vous pouvez donner à votre neveu ou nièce, ou s’ils sont décédés, à votre petit-neveu ou à votre petite-nièce.

Le don de sommes d’argent peut être effectué par acte notarié ou sous seing privé. Dans ce dernier cas, le donataire doit le déclarer à l’administration fiscale au plus tard un mois après avoir perçu le don.

3.3

Je veux donner un bien immobilier, un placement ou un contrat d’assurance-vie : la donation simple et la donation-partage

Vous avez la possibilité de donner un bien immobilier (appartement, maison, terrain, place de parking, forêts, terres agricoles...) et/ou un placement, comme un compte-titres, un plan d’épargne en actions (PEA) ou un contrat d’assurance-vie. La donation doit obligatoirement être réalisée devant notaire si elle porte sur un bien immobilier.

En bref

Donner un bien de son vivant, c'est anticiper la succession.

La donation-partage : transmettre en évitant les conflits futurs.

La règle à respecter : ne pas empiéter sur la réserve héréditaire.

En bref

Donner un bien de son vivant, c'est anticiper la succession.

La donation-partage : transmettre en évitant les conflits futurs.

La règle à respecter : ne pas empiéter sur la réserve héréditaire.

En bref

Donner un bien de son vivant, c'est anticiper la succession.

La donation-partage : transmettre en évitant les conflits futurs.

La règle à respecter : ne pas empiéter sur la réserve héréditaire.

Dans tous les cas, vous devez veiller à ce que le don n’empiète pas sur la « réserve héréditaire ».

Il s’agit de la part de votre patrimoine qui sera réservée à votre décès à vos héritiers prioritaires, c’est-à-dire vos enfants ou, s’ils sont décédés ou refusent la succession, à vos petits-enfants ou, en l’absence de descendance, à votre conjoint marié (le partenaire de Pacs ou le concubin n’ont pas droit à la réserve héréditaire)*. Si la donation empiète sur la réserve héréditaire, votre donataire devra, à votre décès, indemniser vos héritiers réservataires. La donation-partage, qui consiste à la fois en une donation et un partage du patrimoine entre tous les futurs héritiers, vise à éviter ce type de litiges. Les dons ne pourront plus être contestés à l’ouverture de votre future succession. C’est la valeur du bien au moment de la donation (et non à votre décès) qui sera prise en compte.

Enfin, en tant que grand-parent, vous pouvez effectuer une donationpartage transgénérationnelle. Une partie de votre patrimoine sera donnée à vos petits-enfants, avec l’accord de leurs parents. Ce qui signifie que vos enfants renoncent totalement ou partiellement à leurs droits au profit de leurs propres enfants. Quelle que soit la forme de la donation-partage, elle doit être réalisée par acte notarié.

3.4

Je veux donner un bien immobilier ou un placement, mais sans me priver de leurs revenus : les donations en usufruit ou en nue-propriété

Si vous souhaitez donner un logement locatif ou un placement, mais que vous voulez continuer à percevoir les loyers ou les gains, vous pouvez opter pour une donation en nue-propriété.

En bref

Transmettre la nue-propriété d'un bien, tout en conservant ses revenus.

Une fiscalité réduite, car les droits portent sur la valeur de la nue-propriété.

Au décès, la pleine propriété revient aux bénéficiaires sans frais supplémentaires.

En bref

Transmettre la nue-propriété d'un bien, tout en conservant ses revenus.

Une fiscalité réduite, car les droits portent sur la valeur de la nue-propriété.

Au décès, la pleine propriété revient aux bénéficiaires sans frais supplémentaires.

En bref

Transmettre la nue-propriété d'un bien, tout en conservant ses revenus.

Une fiscalité réduite, car les droits portent sur la valeur de la nue-propriété.

Au décès, la pleine propriété revient aux bénéficiaires sans frais supplémentaires.

Vous gardez ainsi l’usufruit (la jouissance du bien immobilier ou du produit financier). En outre, cette opération de démembrement (la séparation de la pleine propriété entre, d’une part, l’usufruit et, d’autre part, la nue-propriété) est fiscalement intéressante car les droits de donation ne vont pas porter sur la valeur totale du bien.

La valeur prise en compte pour le calcul des droits va dépendre de l’âge de l’usufruitier. Plus vous êtes âgé, et plus la valeur de la nue-propriété par rapport à la valeur en pleine propriété sera élevée (voir tableau) puisque vous jouirez du bien moins longtemps. D’où l’intérêt d’effectuer une donation en nue-propriété alors que vous êtes encore jeune. À votre décès, vos enfants (ou petits-enfants) nus-propriétaires récupèreront la pleine propriété du bien, sans avoir à s’acquitter de droits de succession dessus (sauf si la donation en nue-propriété a eu lieu moins de trois mois avant votre disparition).

Âge de l’usufruitier

Valeur de la nue-propriété*
(en fonction de la valeur en pleine propriété)

Moins de 21 ans révolus

10 %

Moins de 31 ans révolus

20 %

Moins de 41 ans révolus

30 %

Moins de 51 ans révolus

40 %

Moins de 61 ans révolus

50%

Moins de 71 ans révolus

60%

Moins de 81 ans révolus

70 %

Moins de 91 ans révolus

80%

Plus de 91 ans révolus

90%

* en vigueur au 01/01/2025 - source service-public.fr

À l’inverse, vous souhaitez donner l’usufruit d’un bien et en garder la nuepropriété. Ce schéma peut être intéressant, par exemple, pour permettre à un de vos enfants d’occuper ou de louer un de vos appartements durant ses études supérieures. La donation temporaire d’usufruit (DTU) permet justement de donner la jouissance pendant une période donnée. À la fin de l’échéance fixée, vous récupérerez la pleine propriété de votre bien.

3.5

Je veux préparer l’avenir de mes proches en aidant deux bénéficiaires successifs : les donations graduelles et résiduelles

Dans les donations graduelles et résiduelles, vous désignez deux bénéficiaires successifs.

En bref

Désigner deux bénéficiaires successifs pour un même bien.

Une solution idéale pour protéger un proche en situation de handicap.

Les abattements fiscaux restent ceux du lien avec le donateur.

En bref

Désigner deux bénéficiaires successifs pour un même bien.

Une solution idéale pour protéger un proche en situation de handicap.

Les abattements fiscaux restent ceux du lien avec le donateur.

En bref

Désigner deux bénéficiaires successifs pour un même bien.

Une solution idéale pour protéger un proche en situation de handicap.

Les abattements fiscaux restent ceux du lien avec le donateur.

Au décès du premier donataire, c’est le second qui héritera du don. Il sera alors redevable de droits de succession calculés non pas en fonction de son lien de parenté avec le premier donataire décédé, mais avec vous, le donateur initial. Par exemple, si vous effectuez une donation graduelle ou résiduelle au bénéfice de votre enfant handicapé, puis de vos autres enfants, ces derniers se verront appliquer, à la mort de leur sœur ou de leur frère, l’abattement sur les droits de succession non pas des frères et sœurs, mais celui de 100 000 euros octroyé aux enfants.

Avec la donation graduelle, votre enfant handicapé pourra jouir du bien toute sa vie et devra, pour reprendre l’exemple, transmettre à son décès le bien intact à vos autres enfants. Il ne pourra ni le vendre, ni le donner. Il n’y a pas une telle obligation de conservation dans la donation résiduelle. Votre enfant handicapé pourra céder le bien, et c’est le produit de la vente (ou ce qu’il en reste) qui sera transmis à vos autres enfants.

3.6

Je veux aider mon conjoint : la donation entre époux

Également appelée « donation au dernier vivant », la donation entre époux permet d’accroître les droits du veuf ou de la veuve.

En bref

Accorder à son conjoint plus que ce que la loi lui réserve.

Valable quel que soit le régime matrimonial.

Révocable à tout moment, sauf mention dans le contrat de mariage.

En bref

Accorder à son conjoint plus que ce que la loi lui réserve.

Valable quel que soit le régime matrimonial.

Révocable à tout moment, sauf mention dans le contrat de mariage.

En bref

Accorder à son conjoint plus que ce que la loi lui réserve.

Valable quel que soit le régime matrimonial.

Révocable à tout moment, sauf mention dans le contrat de mariage.

À votre décès, votre conjoint survivant recevra normalement, en présence d’enfants, la totalité de vos biens en usufruit ou le quart en pleine propriété. Avec la donation entre époux, il pourra se voir attribuer jusqu’à la pleine propriété de tous vos biens.

La donation entre époux est possible quel que soit le régime matrimonial du couple (communauté réduite aux acquêts, communauté universelle, séparation des biens, participation aux acquêts). Elle doit donner lieu à un acte notarié. L’époux donateur peut la révoquer à tout moment, sauf si elle est prévue dans le contrat de mariage.

Les + ANPERE

Nous vous invitons à faire un point sur votre situation en vous rendant sur votre espace client axa.fr et à faire une simulation via l’outil Ma transmission 360.

Les + ANPERE

Nous vous invitons à faire un point sur votre situation en vous rendant sur votre espace client axa.fr et à faire une simulation via l’outil Ma transmission 360.

Vous l’aurez compris : les donations du vivant constituent un bon moyen d’aider vos enfants et/ou petits-enfants à débuter dans la vie, tout en profitant d’avantages fiscaux intéressants. Pour autant, ce n’est pas parce que vous avez donné durant votre vie qu’il ne faut pas se soucier de ce que va devenir votre patrimoine après votre mort.

Certes, comme vu précédemment, la réserve héréditaire affecte automatiquement une part de vos biens à vos enfants ou à votre conjoint survivant. Reste que vous pouvez utiliser le solde, appelé « quotité disponible », comme bon vous semble. La quotité disponible peut vous servir à avantager un enfant, à léguer à une personne extérieure à votre famille ou à une association ou une fondation reconnue d’utilité publique et habilitée, à ce titre, à recevoir des dons et des legs.

Or, en l’absence de testament, la quotité disponible sera répartie entre vos héritiers par ordre de priorité (les enfants, petits-enfants et arrière-petitsenfants ; puis les parents, frères, sœurs, neveux et nièces ; puis les grandsparents et arrière-grands-parents...). En outre, si vous êtes pacsé et que vous ne désignez pas votre partenaire de Pacs comme votre héritier dans un testament, il ne sera non seulement pas exonéré de droits de succession, mais il sera considéré comme une personne extérieure à votre famille et taxé à 60% !

Vous pouvez rédiger un testament sous seing privé (sur papier libre). Pour que le document soit juridiquement recevable, vous devez l’écrire entièrement à la main (c’est pourquoi on parle de testament « olographe »), le dater et le signer. Il est conseillé de le déposer chez un notaire où il sera placé dans le coffre-fort de l’étude notariale. Le document ne risque pas ainsi d’être perdu, volé ou détruit lors d’un incendie ou d’un dégât des eaux.

Surtout, il sera inscrit au Fichier Central des Dispositions des Dernières Volontés (FCDDV). À votre décès, le notaire en charge de votre succession commencera par consulter cette base de données, uniquement accessible par les officiers ministériels. Même s’il ne s’agit pas de votre notaire de famille, il pourra ainsi savoir que vous avez établi un testament. Pour être sûr que vos héritiers ne contestent pas le document, il est conseillé d’opter pour le testament dit « authentique ». Vous dicterez vos dernières volontés à votre notaire qui les retranscrira, en présence d’un notaire d’une autre étude qui pourra témoigner si besoin en cas de litiges.

La vente en viager

La vente en viager consiste à vendre un logement en échange du versement par l’acheteur (le « débirentier ») d’une rente viagère (c’est-à-dire servie « à vie ») au vendeur (le « crédirentier »). Cette rente s’accompagne d’une somme payée comptant à la signature de l’acte de vente, le bouquet. La rente viagère, calculée en fonction de l’âge (et donc de l’espérance de vie) du rédirentier, de la valeur du bien et du montant des loyers s’il était loué, est versée tous les mois, trimestres ou chaque année jusqu’au décès du vendeur. De quoi générer un revenu régulier, bienvenu pour compenser la baisse de pouvoir d’achat à la retraite ou financer un hébergement en maison de retraite. Le crédirentier peut occuper le logement dans le cadre du viager occupé. Dans tous les cas, il ne peut plus le donner puisqu’il n’est plus propriétaire du bien.

La vente en viager

La vente en viager consiste à vendre un logement en échange du versement par l’acheteur (le « débirentier ») d’une rente viagère (c’est-à-dire servie « à vie ») au vendeur (le « crédirentier »). Cette rente s’accompagne d’une somme payée comptant à la signature de l’acte de vente, le bouquet. La rente viagère, calculée en fonction de l’âge (et donc de l’espérance de vie) du rédirentier, de la valeur du bien et du montant des loyers s’il était loué, est versée tous les mois, trimestres ou chaque année jusqu’au décès du vendeur. De quoi générer un revenu régulier, bienvenu pour compenser la baisse de pouvoir d’achat à la retraite ou financer un hébergement en maison de retraite. Le crédirentier peut occuper le logement dans le cadre du viager occupé. Dans tous les cas, il ne peut plus le donner puisqu’il n’est plus propriétaire du bien.

Le mandat de protection future  

Le mandat de protection future est un contrat (signé devant notaire ou sous seing privé) dans lequel une personne nomme un ou des mandataires (qui peuvent être des proches ou des professionnels assermentés) chargés de s’occuper d’elle et/ou de ses biens si ses facultés physiques et/ou mentales sont altérées. Il permet d’éviter le recours à une mesure judiciaire de curatelle ou de tutelle plus contraignante. Les parents d’un enfant mineur souffrant d’un handicap peuvent signer (uniquement chez le notaire) un mandat de protection sur autrui qui s’appliquera lorsqu’ils ne seront plus capables d’assumer la charge de leur fils ou fille.